Celine Clanet Photography
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Un Mince Vernis de Realite Un Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de RealiteUn Mince Vernis de Realite
Un Mince Vernis de Realite

4 monographies de Céline Clanet, François Deladerrière, Géraldine Lay, Geoffroy Mathieu
Texte de Michel Poivert

FILIGRANES (FRANCE), 2005
4  livres dans un coffret, 120 pages, 85 photographies couleurs, 12x16,5cm, couvertures souples
ISBN 978-2-914381-99-4

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Filigranes



Dans ce travail, je ne photographie rien qui relève de l’événement, de l’extraordinaire, voire de l ’anecdotique. Peu de sujets peuplent ces images : objets ou personnes, ils sont pour la plupart isolés, perdus dans un moment de silence. Les paysages se chargent d’entrecouper ces rêveries solitaires, comme pour leur proposer un nouveau décor. Le voyage, la mobilité et l’immobilité se confondent, prétextes à toute contemplation. Il s’agit-là de donner à voir la moindre fissure du réel, sa moindre fêlure qui laisserait percevoir l’innatendu, sa fragilité.

Le médium photographique m’aide à rassembler ces instants où la gravité de la rêverie a sa place.

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[...] L’univers de Céline Clanet repose sur la volonté de mettre en forme un dialogue entre la femme et la nature. Lorsque se glisse chez elle le motif symbolique de la voiture (ce trivial objet synonyme de la femme elle-même, croyons-le), elle est abandonnée, en hivernage, l’objet est isolé comme le corps des femmes est plongé dans une méditation. État contemplatif sur lequel l’artiste ne cesse d’insister en établissant un rapprochement entre la femme et l’espace de la maison, de la forêt, de la mer et finalement du trophée mâle que nul n’a conquis (les cornes d’élan abandonnées) et qui pourrissent sans avoir livré de combat. La femme, qu’on devine âgée, se détourne de cet improbable attribut de séduction comme elle se détournerait d’un passé douloureux.
Céline Clanet n’est pas de celle qui abandonne le fil des métaphores : si la forêt est désormais habitée, elle laisse voir en son sein la biche vivante qui nous regarde, le corps raidi comme surpris par le chasseur dont elle reste hors de portée. [...]

Michel POIVERT, in "L’inconscient prosaïque ou le goût des cadavres exquis"